une autre terre

 
 
 
" Vers une autre terre,
au pays où ne règne
que la lumière "
Rûmi
 
 
***
" C’est la relation
qui illumine l’être "
*
 
 
" L’homme est une création
du désir, non pas une
création du besoin "
*
 
 
" Celui qui trouve sans chercher
est celui qui a longtemps
cherché sans trouver. "
*
 
 
Gaston Bachelard

chercher ailleurs...

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bienvenue à toi pèlerin

   Miss Pioui te convie* à la conversactive 
dans son élaboratoire d’alterégocité. 
Si le cœur t’en dit, 
joins-toi aux activacteurs,
viens accouchérir de nouveaux cosmondes.

... pour suivre le fil piwesque, inscris-toi à la news-letter...
 
 
*Âmes peu sensibles s’abstenir, merci d’avance. 
 
 
Jeudi 7 février 2008

 

 
***

Oyez braves gens, la sombre complainte de l'enfant roi,
à jamais seul parmi tant d'autres…

***


Je suis l'enfant roi, celui à qui tout est dû et que rien ne sait jamais combler. Je suis le réprouvé, celui qui se dénigre et se punit. Je me dissimule dans les coulisses, je demeure à couvert. Je sais bien que je suis un imposteur, un tyran. Je ne mérite pas d'être roi. J'usurpe une fonction dont je ne suis pas digne. Et plus je méprise mon indignité, plus je vomis le monde.
 
Je suis l'enfant roi, celui à qui l'on a tout offert avant même qu'il ne puisse rien désirer, espérer, imaginer, rêver. Je suis celui que l'on a privé du vide, du manque, du besoin. Que l'on a gavé jusqu'à l'écœurement. D'objets ou de compliments. Et même si je suis flatté, si je me rengorge… Plus rien n'a réellement de sens, de légitimité. Je ne suis qu'une vulgaire grenouille, rien ne sert de m'enfler outre mesure. Ce n'est pas le désir qui me fait défaut, je n'ai tout bonnement pas l'envergure... Enfant roi, je continue pourtant à jouer à faire comme si... sauf que je n'y crois plus, je fais juste semblant.
 
Je suis l'enfant roi, celui pour qui n'existe rien de rare ni de précieux. J'en arrive à un point où j'ai tout le temps faim. J'ai besoin de me remplir, c'est compulsif. Il me faut absolument ma dose, c'est aussi addictif. Le trou est un abîme sans fond, franchement pathétique! Oyez braves gens, la funèbre complainte de celui qui gémit " Toujours plus, jamais assez ". Comme je ne sais pas apprécier, j'en viens tout naturellement à déprécier. Tout en enfournant ce qui passe à ma portée, je joue les " fines bouches ", les " rabat-joie ", les " oiseaux de malheur ", les " merles moqueurs ". Ce que je ne peux aimer ne saurait être aimable. L'air supérieur, je m'enfle de mépris tandis qu'à l'intérieur tout se fane et se replie. Toujours sur l'arête, au bord du vide… Si réceptif à l'envoûtant chant des Sirènes ! Piètre héros, fatigué, désabusé, éteint…

Je suis l'enfant roi, celui qui parfois vire à l'aigre… Pauvre de moi…

***

Oyez braves gens, vous souviendrez-vous de moi dans vos prières ? Aurez-vous pitié du pauvre enfant roi, vieilli bien avant l'âge, ne sachant vivre ni en enfant ni en roi?

Oyez braves gens, encore un instant de votre précieux temps… Je suis à bout de souffle, ne le sentez-vous pas ? Ecoutez-moi, je vous en prie…

Ne privez jamais vos enfants du manque, du besoin, de l'absence. Offrez leur un champ de possibles plutôt qu'une montagne de possessions qui masque l'horizon. Permettez-leur de découvrir ce qu'ils désirent par eux-mêmes, pour eux-mêmes, d'aller à la rencontre de ce qui les attirent. Encouragez-les à réaliser leurs rêves, à créer les choses extraordinaires qu'ils imaginent…

Soutenez leur persévérance même si vous n'y voyez qu'obstination bornée. Poussés par leurs désirs, leur curiosité, ils se frottent à la réalité, pour le meilleur et pour le pire…

C'est ainsi que se forge leur caractère, qu'ils apprennent à se connaître. C'est ainsi que s'éveille leur discernement, que s'affirme leur originalité. C'est ainsi qu'ils apprennent à vivre…

Ce que l'on est, on le devient toujours face à un autre. Permettez-leur d'être différents de vous et même de ne ressembler à rien de ce que vous connaissez…
Souvenez-vous qu'ils ne sont pas destinés à vous copier…
Ils sont animés de leurs propres raisons d'être…

Oyez, de grâce, n'enfermez plus vos enfants dans de trompeuses cages dorées…

pitié… rendez… liberté…

le monde… entre leurs mains…

espoir aujourd'hui… pour demain…

de… grâce…

libérez…

libérez…

libérez…

 
 28 décembre 007
Par pioui - Publié dans : & Profil
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Jeudi 7 février 2008

En guise d'avertissement à l'intention de ceux qui ont renoncés à croire au Père Noël.



Il est jeune ou vieux, homme ou femme, riche ou pauvre.
On le rencontre dans tous les milieux, au sein de chaque famille, au coeur de tout homme.
Son ennui et son insatisfaction le suivent comme une ombre.
Il semblerait que jamais rien ne soit suffisamment beau pour lui plaire.
Son esprit se gangrène, l'infection prolifère, le poison est violent :
" Tu ne dois rien à personne. Tu es le Roi. Tout t'est dû. "


Pourtant il n'aspire qu'à une petite vie bien tranquille…


Il manie avec brio l'art de tout rendre ordinaire, banal, insignifiant.
Dans son regard éteint le monde se rétrécit, se racornit, devient tout gris.
Le dîner est trop chaud ou pas assez salé. Il se lève trop tôt ou trop tard.
Il voudrait faire ce qu'il ne peut pas et ne veux pas faire ce qu'il pourrait.
Quoiqu'il parvienne à obtenir, il regrettera toujours ce qu'il aurait pu avoir.
La tragédie, c'est qu'il s'ennuie. Il ne sait que faire de ses dix doigts.


Pourtant il n'aspire qu'à une petite vie bien tranquille…


Il est blasé, il a tout vu, tout fait, tout compris, il n'a plus rien à apprendre.
Il raconte son existence au passé de l'imparfait. Colère, regret amer, dégoût.
Le futur envisagé n'est que la pâle reproduction du présent. Sans intérêt.
Ainsi rien ne vaut vraiment la peine de rien. Il se décrète en retraite anticipée.
Les jeux sont faits. Circulez, y'a plus rien à voir ! Il est vidé, rincé, épuisé.
Il ne croit plus en rien. La saloperie humaine infecte tout ce qu'il regarde.


Pourtant il n'aspire qu'à une petite vie bien tranquille…


La saloperie humaine, ça le connaît, ça rampe dans ses veines.
Ca s'immisce. Ca frappe à son insu. Lui ou l'autre, selon…
Car c'est un être sensible, hyper sensible peut-être. Le mal est insoutenable.
Il craque sous sa pression, appuie sur la gâchette… " Légitime défense, Monsieur ! "
Projette le mal au loin. Ce mal qui lui dévore le cœur. Inexorablement.
Ca pourrait être un saint car son cœur se déchire de compassion. Le martyrise.


Pourtant il n'aspire qu'à une petite vie bien tranquille…


Le plus terrible, c'est qu'il en a conscience. Une conscience qui le hante.
Il a décrété qu'il ne mérite pas une vie meilleure. Il se dit qu'il est pourri.
C'est sans appel, sans espoir, il s'est accusé et jugé. Sans pitié.
Il se condamne à errer comme une âme en peine. Il faut bien se punir.
Il n'imagine pas qu'il pourrait changer les choses, se redresser, se rétablir, guérir.
Une puissante inertie le cloue au sol. Sans élan, sans étincelle, sans sève.


Pourtant il n'aspire qu'à une petite vie bien tranquille…


Le désenchanteur est un homme sombre et torturé. Tortueux, probablement.
En vérité, il ne parvient à se réjouir de rien. Car au fond rien n'a d'importance.
L'existence est une farce cruelle. 
L’être humain est un monstre. Rien qu'un maudit cauchemar.
Il se répète que la partie était perdue d'avance. Que les forces étaient par trop inégales.
De toute façon, il n'a plus envie de lutter, de se battre, d'espérer. Plus le goût de vivre.
Il vaudrait juste oublier, se reposer, qu'on lui foute la paix…

 

Par pioui - Publié dans : & Profil
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Samedi 27 octobre 2007

 
 
 
La folie c’est de se comporter de la même manière
 
et s’attendre à un résultat différent.
 
albert einstein
 
Par pioui - Publié dans : & Einstein
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Vendredi 26 octobre 2007

 

La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne et personne ne sait pourquoi !
 
albert einstein
Par pioui - Publié dans : & Einstein
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Vendredi 26 octobre 2007
 
 
Le progrès technique est comme une hache
qu’on aurait mis dans les mains d’un psychopathe.
 
albert einstein
Par pioui - Publié dans : & Einstein
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Vendredi 26 octobre 2007
Chers amis escrivaillons,
Soudaim, j’ai décidée de vous révéler un petit secret. Je sais que certains s’inquiètent de mon état " menthe à l’eau/ psy chic ", et je tiens à les rassurer par la présente. Je ne suis pas siphonnée.
Je ne suis pas une tare congénitale ni une attristante anomalie de la nature encore moins une côte mal taillée en aucun cas un mauvais sort et je précise que ça ne se transmet pas sexuellement.
Donc, je disais, j’ai un petit secret. Rêveuse subtilement experte, Docteur ES Dérap’ Tous Azimuts, toujours tentée par les voyages imaginaires, j’ai tout essayé pour décoller :
Le Tapis Volant, Les Bottes de 7 lieues, La Lévitation. Les 7 nains, c’est plus incertain. La formule magique, à haut risque… Le Philtre d’amour, pas tous les jours !
 
L’élixir d’immortalité, Je le réserve pour plus tard, quand je serai vieille, enfin ça m’étonnerait ! Que je devienne vieille, je veux dire, ça m’étonnerait ! Je te dirais même j’y crois pas. Pas moi. Sinon, à l’âge que j’ai, ça aurait déjà commencé, tu crois pas ? Alors tu vois bien, toi, les autres et tout le monde, peut-être, c’est possible, mais pas moi ! C’est comme ça ! Il y a très, très longtemps que j’ai fait mon choix. Tu te souviens : " Sur le parvis d’une église ", une petite fille invente ses vies idéales ? Le plus incroyable, c’est que je n’ai jamais changé d’avis. Devenir une dame, ça jamais, tu rigoles, tu m’as vu ? A quatorze ans , je me disais : plutôt crever, ils ne m’auront jamais ! Donc, je disais… Ah oui, plutôt vivre en fille donc, que de crever en dame, logique, je ne suis pas morbique. Tout ça pour dire que l’immortalité, dans l’instant présent où je vous parle, je suis en plein dedans, donc je le garde en réserve au cas où… Ca peut dépanner un ami dans le besoin un passant ou un vagabond, qui sait ?
J’ai tout essayé. Je ne vous raconte pas tout. J’ai aussi mon jardin secret et il est drôlement bien gardé, protégé, cultivé. Je sème, je désherbe, j’aère, j’enrichis le sol. Je me donne du bien, vous savez. Je m’entretiens avec amour. La récolte est abondante cette année, je me félicite. " On n’est jamais si bien servi que par soi-même ", ça c’est une sacrée vérité, même si ça n’en a pas toujours l’air comme ça, à première vue, si on ne fait pas attention, je veux dire. Je vous parlerais bien de l’attention, mais ça me propulserait un peu trop loin pour aujourd’hui. Je ne vais pas non plus vous dévoiler tous mes secrets à la foire.
Et j’ai enfin découvert le fin du fin, le nec plus ultra, la Roll Royce des voyages multidimensionnels et stratosphériques.
Je ne les quitte plus. Elles adorent siroter mon café sur une terrasse ensoleillée, elles se lavent dans mon bain, vont manger chez ma mère, se baladent au bord de la rivière, séduisent mes amis, font rêver les gosses et Ô mystère insondable ! elles écrivent avec moi.
D’ailleurs, parfois au cœur de la nuit, aux heures exquises où tout dort sauf moi, il m’est arrivée de me demander… Là, vous allez vrai-ment vous imaginer que j’ai totalement déplafonné…
Bon, tant pis, c’est trop tard, puisqu’on en est là… N’est-ce pas ELLES qui égrainent des chapelets de mots en eaux tumultueuses… Va savoir… Le monde est grandiosement bizarre, non ?
Je suis sûre que maintenant, tu aimerais bien le connaître mon petit secret, pas vrai ?
OK, mais je te préviens, je suis quand même un être délicat, tu vas être très déçu, excuse-moi. J’ai encore décollée au quart de tour. De toute façon, ça ne te servira à rien. Seules les miennes sont magiques :
Un jour un daim m’a offert les babouches d’Aladin.
 
006, Ouioui la simplette
 
 
Par pioui - Publié dans : & Muse et Mamuse
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Jeudi 25 octobre 2007
 
 
 " Dans les sociétés primitives, clochétiser était aussi naturel que respirer, un véritable art de vivre. A l’ère technologique, le phénomène d’empanache tend à disparaître totalement au profit d’un virtualisme éminemment insubstantiel et inessentiel. "
 
Vince Glad, anthropologue polymorphe
 
" Clochétise ton prochain comme toi-même "
 
Barde feuillu, " Invite à l’adresse du Petit Peuple "
 
 
 
§
 
 
Un groupuscule de dangereux arnovâteurs a insidieusement noyauté nos prestigieuses Académies d’Incultures. Ces délétères individus prétendent " Clochétiser le monde ", selon la formule consacrée de leur fumeux leader , incontestablement désorbité, Vince Glad, l’anthropologue*.
 
 
* Vince Glad a été rayé du vénérable Ordre des Anthropologues à la suite d’une déclaration publique où il accusait, soit disant preuves à l’appui, la corporation scientifique d’étroitesse de vue, de manipulation et de désinformation éhontées.
Coupure de presse : Panam’ Virt, le quotidien étatique
 
§
 
Clochétiser v. enfantin : Activaction ludique d’empanacher, de magnifier et de bénir. Peu usité de nos jours. S’emploie parfois à l’égard des crédules ou des simplets.
 
 
Par pioui - Publié dans : & Des airs du temps
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Mardi 23 octobre 2007
 
Prendre sa revanche
 
 
Aujourd’hui, dès que quelqu’un réussit (à se faire remarquer), acquiert un brin de notoriété, la première chose qu’on lui demande c’est s’il est heureux de pouvoir prendre sa revanche … sur, au choix, ses parents, ses profs, la misère, la société, son pays, la vie, tous ceux qui n’ont pas cru en lui ...
 
 
 
Par pioui - Publié dans : & Mots d'époque
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Mardi 23 octobre 2007
" Aujourd’hui la T-Lèd tient lieu d’entremoise. L’époque se caractérise par une molle soumission aux programmes et aux ordres des un-tiers-dit. L’opinion tient lieu de conscience. C’est une véritable entreprise de sape à l’échelle planétaire. Les beaux esprits sont en voie d’extinction. L’esprit disparaît du champ public. Décrété dangereux. Proclamé inutile. Vulguerrisé (…) "
Comte- Feuardent, philosociologue
 
T-Lèd (visions) nom-lieu vulgaire  : Plate eau, pignon des rues, au culte " l’amasse " 
 
Par pioui - Publié dans : & Des airs du temps
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Mardi 23 octobre 2007
" Trop souvent on confond l’avidamour avec l’amour. L’homme ordinaire s’imagine d’autant mieux aimer l’autre, qu’il règne sans partage sur sa vie. Du point de vue clinique l’avidamour est à rapprocher du phénomène de la possession. Dans les rêves, il apparaît aussi fréquemment représenté sous les traits de l’ogre, du vampire ou d’une entité extraterrestre. "
 
Alain Clerc, psychiatre urgentiste
 
*Avidamour n. vorace : Ressentiment que l’on éprouve pour ce auquel on s’attache.
 
Par pioui - Publié dans : & Des airs du temps
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funambulons!

 
 
 
*
 
1
se
tend
PRESENT
fun en bulle
en bulle hante
humble huante
embue lente
fœhn ambulant
faune en bu lent
harmonique
invisible
 
 
*
 
 
" Ce que tu gardes
est perdu à jamais.
Ce que tu donnes
est à toi pour toujours."
 
Proverbe soufi
 
 

Profil

  • : miss pioui
  • : j'aime, je réfléchis, je m'amuse, je rêve, je philosophe, je poétise, je remercie, je me réveille, j'appelle, je ris, je pleure, j'invente, je me libère, je m'adresse...

tu m'as dit...

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