une autre terre

 
 
 
" Vers une autre terre,
au pays où ne règne
que la lumière "
Rûmi
 
 
***
" C’est la relation
qui illumine l’être "
*
 
 
" L’homme est une création
du désir, non pas une
création du besoin "
*
 
 
" Celui qui trouve sans chercher
est celui qui a longtemps
cherché sans trouver. "
*
 
 
Gaston Bachelard

chercher ailleurs...

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bienvenue à toi pèlerin

   Miss Pioui te convie* à la conversactive 
dans son élaboratoire d’alterégocité. 
Si le cœur t’en dit, 
joins-toi aux activacteurs,
viens accouchérir de nouveaux cosmondes.

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*Âmes peu sensibles s’abstenir, merci d’avance. 
 
 
Samedi 23 février 2008
 
 
Ava est devenue une authentique fille des collines, une parfaite petite sauvageonne, c'est proprement stupéfiant ! Personne n'irait imaginer aujourd'hui qu'elle puisse être venue d'ailleurs, qu'elle ait connu une autre vie, dans un monde qui n'est peut-être que virtuel. Je me sens en droit d'affirmer qu'Ava est véritablement née dans nos collines luxuriantes, sous le regard attentif et ému des biches, des lapins, des écureuils et de nous autres, les singes à visage d'homme qui pullulons dans cette contrée.

 
Il est tout à fait envisageable qu'Ava se soit réveillée en douceur dans une autre réalité : notre cosmonde d'Aimutant. Certains ont prétendu qu'un sortilège propre à la nature l'avait rendu tout à fait amnésique alors qu'elle courait, qu'elle courait, qu'elle courait… en quête d'elle-même dans la prairie ébouriffée. Ava, l'esprit vierge, aurait ainsi pu renaître et grandir au naturel, en herbe folle, sans programme ni tuteur. Mais ce ne sont, j'en conviens, que de vagues suppositions.
 
Elle a grandi si vite ! Comme si elle était dotée d'un mode " étoile filante "… Il est temps qu'elle intègre notre noble cercle des Airmuts. Je n'ai que trop tardé, je m'émousse, je deviens sentimental, c'est maintenant le moment d'agir.
 
 
***
 
Granpas s'approche, il m'observe curieusement ces jours-ci, comme s'il ne m'avait encore jamais vu et qu'il tentait de déchiffrer mon âme. Parfois, je surprends un soupçon de larme dans son regard voilé, je file alors me jeter dans ses bras et je me mets à l'épouiller, avec force gestes outrés et grimaces horribles, jusqu'à lui soutirer un beau sourire, franc et honnête.
 
Aussi loin que je me souvienne, je sens la présence de Granpas dans les environs, le plus souvent je l'aperçois à l'extrême limite de mon champ de vision. Granpas et moi, c'est l'histoire d'un perpétuel jeu de cache-cache, d'une course poursuite, d'un jeu de pistes. Il ne sait jamais quoi inventer pour m'attirer un peu plus loin, là où j'ai peur d'aller, là où je brûle d'aller voir par moi-même mais où je n'ose m'aventurer. Granpas se débrouille toujours pour ne pas être là où je l'attends. C'est sa marque de fabrique, je devrais dire son art, celui du déguisement, de la ruse, de la malice, le grand art du " prendre par surprise ".
 
Granpas dit que nous sommes une société parallèle, alternative et expérimentale, que nous inventons ici de nouveaux modes d'être et de vivre, tous inspirés de l'esprit " ensemblable ", qui un jour serviront de modèles ou de sources d'inspiration pour d'autres peuples que le nôtre. Etant donné que personnellement, je ne connais aucune autre société, ni aucun autre peuple je ne sais pas au juste ce qu'il veut dire par parallèle ou alternatif. Quand à l'esprit " ensemblable ", nul ne peut l'ignorer car c'est l'idéal qui fonde notre compagnie, comme le claironne notre devise : " Ensemble – Assembler – En semblable ". Quoiqu'il fasse, un Aimutant est irrésistiblement attiré par la fusion transsemblable, c'est d'ailleurs à cela qu'on peut le reconnaître.

 
***
 
Ava ignore qu'elle est prête pour une nouvelle mue. Elle ne réalise pas encore l'étendue de ses possibilités, de ses connaissances et de ses forces. Elle est capable de bien plus et bien mieux que ce qu'elle s'imagine. Si je ne l'aiguillonnais pas un peu elle aurait tendance à se la couler douce et à s'assoupir. Le temps de l'insouciance s'achève, petite Ava est devenue grande. Tu peux maintenant voler de tes propres ailes et initier ton propre cycle d'Airmut.
 
***
 
Granpas devient vraiment impénétrable. J'ai l'impression qu'il mijote à mon intention une farce d'un nouveau genre. Son regard me jauge, m'évalue, me soupèse, j'en suis sûre. L'air de ne m'apercevoir de rien je reste en éveil, j'ouvre l'œil, j'écoute, j'observe, moi aussi. La jeune vierge n'est pas si naïve que ça, sous cape elle se moque du vieux singe. Nous verrons bien qui surprendra qui !
 
***
 

J'ai convoqué le noble Cercle pour leur annoncer ma décision d'introduire Ava parmi les Airmuts. Comme je l'avais prévu, elle est acceptée par tous sans exception et sans discussion, 11 voix pour, 0 contre. Il est convenu que la célébration débutera quand la lune sera ronde, Ava devra partir seule trois jours et trois nuits afin de découvrir son lieu de pouvoir. C'est à cet endroit précisément qu'elle devra fonder sa propre compagnie d'Airmuts, mais cela, nous lui apprendrons plus tard.
 
***
 
A voir la mine réjouie de Granpas, j'en déduis que sa petite stratégie pour me mettre à l'épreuve est maintenant au point. Cette nuit dans un rêve, encore plus réel que le réel, je me regarde, seule à la cime d'un arbre gigantesque. Il est si haut que ma vision embrasse la terre entière, mais moi je cherche un point extrêmement précis, mon regard quadrille tout l'espace visible… Longtemps, très longtemps plus tard, je sursaute, un étrange miroitement aimante mon regard, puis il me semble discerner un geyser de vapeur d'eau. De joie, je pleure toutes les larmes de mon corps. Puis tout change. Au soleil, les masses d'eau s'évaporant, embrument très légèrement l'atmosphère, je me regarde maintenant semant des graines airmutes dans un vallon bordant un torrent bondissant. Je suis l'esprit gardien du lieu.   

 
***
 
Ce matin, Ava a soudain surgi d'un fourré et s'est jetée sur mon dos en éclatant de rire. C'est la toute première fois qu'elle parvient à me surprendre, et naturellement elle n'a pas cherché à dissimuler sa joie. Nous savons maintenant tous les deux qu'elle est prête à relever le défi. " Qui s'aime se suive " comme disent les Airmuts…
 
***

 

 

Par pioui - Publié dans : & Cosmondistes News...
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Samedi 23 février 2008
Grain de sable

*

- Désolé mademoiselle, il n’y a aucun Pignolo dans notre banque de données, je ne peux rien faire pour vous, je vous l’assure. Je vous prie de m’excuser, vous devez vous en aller, de nombreuses personnes attendent leur tour, vous n’êtes malheureusement pas la seule aujourd’hui à porter la même réclamation. J’avoue que je ne comprends pas ce qui se passe, notre système est infaillible. Rendez-vous compte, la NASA l’utilise aussi! 

- Oui, d’accord, peut-être… Mais écoutez-moi, j’ai téléphoné hier, la personne qui m’a répondu à immédiatement trouvée ma fiche d’identification. Essayez une dernière fois et je ne vous ennuierais plus : Pignolo, P-I-G-N-O-L-O, Aster, sans H comme Fred. C’est elle qui m’a demandé de passer pour retirer ma nouvelle clé Univ dûment mise à jour. Ce n’est pas possible qu’il n’y ait plus rien aujourd’hui, vous conviendrez que c’est totalement absurde ! 

- En effet mademoiselle c’est un mystère. J’espère que des piratinforms n’ont pas réussi à violer notre système, ce serait une pagaille épouvantable. Figurez-vous une population entièrement livrée à elle-même… Incontrôlable ! C’est effrayant quand on y pense. 

- Je ne vous cache pas que je suis moi-même très effrayée monsieur le Receveur. Je me demande si peut-être je peux espérer… un rendez-vous avec votre directeur ou tout autre responsable qui accepterait de me recevoir. 

- Oh, je suis vraiment désolé Mlle Pignolo, vous n’êtes pas sans savoir que c’est absolument impossible. Je suis le Receveur. On me paie pour recevoir les doléances des gens comme vous et apporter des réponses à leurs questions. En aucun cas, il n’est pas prévu que les usagers puissent rencontrer qui que ce soit d’autre. C’est formellement interdit par le règlement. 

- Bon… Excusez-moi encore, je ne voulais pas vous importuner… C’est que je ne sais vraiment plus que faire, vous comprenez n’est-ce pas ? 

- Au revoir Mlle Aster, bonne chance quand même !
  
***

 
La sourde angoisse qui lui noue les tripes depuis le réveil vient d’exploser en attaque de panique. " Calme-toi, respire, là, c’est bien. " Elle est assaillie d’un mauvais pressentiment, quelque part un wagon vient de dérailler… Etrange !
  

Les passants pressés foncent tête baissée sans rien voir autour d’eux. Le matin sale absorbe toute la lumière, il ne fait ni jour ni nuit. Les gens la bousculent, personne ne la remarque, figée là au beau milieu du trottoir, ne sachant que faire ni ou aller.
  

Aster s’exhorte : "  Reprends toi, c’est vraiment pas le moment de dérailler toi aussi, réagis bon sang, un peu de nerf ma fille ! ". Elle a besoin de retrouver ses esprit, de réfléchir calmement. Ses pas se dirigent instinctivement vers sa cellule de célibataire. Elle a eu un sacré coup de veine qu’on lui propose un célibulle dans ce petit quartier vert et paisible. On pourrait se croire à la campagne, c’est en tout cas ce qu’elle imagine, car elle ne l’a jamais vu, du moins réellement. 



Aster a été placée chez Mlle Adèle Hugonin, veuve d’un général de Mitraille, artiste à ses heures. Tout célibataire devant vivre sous la tutelle bienveillante d’un aîné, elle est très consciente d’avoir eu de la chance. L’Ordinateur Central ne s’est pas trompé cette fois, elles ont effectivement de nombreuses affinités. Elle espère que Mlle Adèle saura la conseiller.
  

Mais Aster n’aura plus jamais l’occasion de lui demander quoi que ce soit. La grille électronique refuse sa clé : Code inconnu, accès refusé. Impossible d’en venir à bout. Rien à faire, personne de tout façon ne lui ouvrira, c’est la règle du jeu, tu détiens le mot de passe ou tu disparais. Elle ne peut croire que cela lui arrive à elle. Pourquoi elle, c’est ridicule, ce ne peut-être qu’une erreur qui sera vite rectifiée.
  

" Bien, pour l’instant, j’ai besoin de me poser, de manger un morceau et de réfléchir ". Aster pénètre dans cette petite gargote asiatique où elle a ses habitudes, sort sa clé Univ machinalement et l’introduit dans la machine. Ejectée : " Accès refusé, code inconnu ". " Merde ! " Là non plus personne ne la regarde, personne ne remarque quoi que ce soit. " Aussi bien, je n’existe plus… "
  

Aster réalise qu’elle ne sait plus où dormir, où manger, qu’elle ne dispose que des quelques vêtements qu’elle porte et des insignifiantes babioles qui encombrent son fourre-tout. Pas grand-chose, autant dire rien. Il lui reste un dernier espoir du côté de la Firme, là-bas, elle est connue et appréciée depuis longtemps. Son service débute dans 30 minutes, juste le temps de filer. 


L’accès aux bureaux d’Inter-Com-Tech lui est défendu. C’est ce qu’elle craignait et finalement elle n’est pas surprise, pas la peine d’insister. Ils suivent leur propre logique dont elle ignore tout, comme tous les autres d’ailleurs. Régulièrement des gens disparaissent sans laisser la moindre trace, on y est habitué, on n’y prête pas garde, on les oublie vite. " Aujourd’hui c’est mon tour, Aster Pignolo n’est plus, paix à son âme! " 


Elle sait ce qu’il lui reste à faire. On effraie les enfants avec ça, dès leur plus jeune âge, pour qu’ils se tiennent tranquilles. " Si tu n’es pas gentil, le Train des brumes t’emportera au loin pour un aller sans retour. " Comme un automate ses jambes l’entraînent à l’extrême lisière de Citypole, jusqu’au terminus des échangeurs où échouent tous ceux qui comme elle, se retrouvent effacés un beau matin, sans explication ni recours. 


Personne ne sait ce qui arrive à ceux qui partent, nul n’en revient jamais révéler ce qu’il en est. D’anciennes légendes urbaines racontent que privés de leur nom, de leur identité, déchus de leurs droits et de leurs devoirs, ces pauvres malheureux retournent très vite à la vie sauvage. Oubliant toutes les règles dictées par la bienséance, vivant perchés dans les arbres ou tapis dans d’obscures cavernes, en Robinson de l’ère post-technologique. Certains prétendent même en avoir croisé à la pleine lune, aux limites de la City, vociférant, gesticulant, égarés… 


" Je ne sais peut-être pas où je vais mais désormais je m’appelle Ava ". Sans la moindre hésitation, elle grimpe dans la première voiture, déserte, s’installe tranquillement contre la fenêtre. La porte coulisse silencieusement, le train démarre sans prévenir. 


Ava ne ressent plus aucune inquiétude. Dévorée de curiosité, elle boit littéralement le paysage. C’est la première fois qu’elle s’aventure hors de l’enceinte de Citypole et pour cause, personne n’en sort jamais à moins d’en être effacé. Si elle avait su que la nature existait réellement, elle serait partie depuis longtemps. C’est insensé ! 


Ils disaient que toutes ses merveilleuses images de forêts, de montagnes, de lacs projetés en permanence sur les façades des immeubles, portaient témoignage de la magnificence de la nature avant sa destruction. Ils disaient qu’il ne faudrait jamais oublier, que nous avions ce devoir de mémoire envers les générations futures. 


Comment peut-on vivre enfermé quand la liberté est à portée de main ? Elle comprend que le secret ait été aussi bien gardé. Si les gens savaient ça, plus personne n’accepterait de vivre ainsi toute sa vie sous tutelle. Elle comprend mieux aussi pourquoi nul n’est jamais revenu. Pourquoi un détenu une fois libéré retournerait-il en prison ? Dehors on s’habitue vite à la liberté, on en est grisé, étourdi, transporté. 


Le paysage soudain lui coupe le souffle. " Oui, c’est ici… chez moi ". Le train s’arrête en douceur, Ava éblouie par l’éclatant soleil à son zénith dévale sans demander son reste la prairie ébouriffée de hautes herbes folles et disparaît dans un vallon arboré… 
 
15/01/008
Par pioui - Publié dans : & Des airs du temps
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Vendredi 22 février 2008
 
***

Mesdemoiselles, mesdames et messieurs, je suis fier et honoré de vous convier tous à participer au grand Tirage aux Sorts du Nouvel An, surtout célèbre comme Jeu du " Stop ou encore ? ", la célébrissime Foire aux Métamorphoses du Jour de l'An.

Mesdemoiselles, mesdames et messieurs, je vous le demande, allez-vous enfin en oo8 vous décider à changer de peau, de lieu, de façon d'être, de moyens d'action, d'habitudes, de goûts ou d'espérance ?

Etes-vous prêts à entrer dans la danse, à choisir vous-mêmes les couleurs de votre avenir comme à en assumer les conséquences sans regret ni réclamation ultérieurs ?

Faites vos choix, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, la roue tourne… N'attendez plus, le temps presse, qu'allez-vous décider ? Allez-vous dire : Stop ou encore ?

Projets inaboutis, rêves en déshérence, souvenirs poussiéreux, chagrins d'amour désuets, pâles regrets, ambitions contrariées, attaches douloureuses ?

Les chargerez-vous encore dans votre hotte pour une nouvelle année ? A vous d'en juger !

Qu'allez-vous vous accorder " Pour le meilleur ou pour le pire " ? Ca vaut la peine de s'y arrêter, n'est-ce pas? Alors qu'en dites-vous : Stop ou encore ?

L'amour, la famille, les amis, la maison, le boulot, les plaisirs, les engagements, les devoirs, les obligations, les désirs, les rêves, les corvées, les pièges, les manques, les joies ?

Faites le tour complet du cercle de votre vie… A quoi voulez-vous dire " Stop ou encore ? "

Que désirez-vous vraiment, qu'est-ce qui vous inspire le plus, vous donne de l'élan, du plaisir, flamme et légèreté?


Qu'est-ce qui vous pèse, vous étouffe, vous retient, vous pompe, vous écœure, vous éteint ?

Faites vos jeux, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, la roue tourne… Allez-vous tenir ou lâcher, décréter Stop ou encore ?

***

- Eh, t'entends ça ? Il est complètement givré ce type, carrément gonflé, un drôle de provocateur ! On dirait un prêcheur faisant la retape devant la roulette d'un casino de Monte Carlo ou un fou errant interpellant le badaud devant les cibles des stands de tir à la foire du trône ou encore un camelot verbeux officiant dans le cabinet d'un psy à la mode… Il a complètement déplafonné le pauvre !

Incroyable quand même qu'on ose confier une émission de grande écoute à un tel barjo! Je crois qu'ils sont tous devenus complètement cinglés là-bas, totalement déboussolés, hallucinés par leurs miroirs aux alouettes…

Je ne voudrais pas te vexer, mais ton monde, personne ne choisirait d'y vivre si on lui laissait le choix. Jamais vu une pareille concentration d'aberrations, ça dépasse tellement l'entendement qu'on arrive même pas à l'imaginer!


Je me suis déjà demandée si par hasard ce ne serait pas une espèce de planète – prison ou de planète de quarantaine, et puis de nos jours ça finit par ressembler à une planète - poubelle, tu crois pas?


D'accord c'est super super grand, immense même, OK. Mais quand même, quand tu peux pas t'en aller de là où tu es, moi j'appelle ça " être enfermée ". N'ayons pas peur des mots, un chat est un chat, non ? On va pas se voiler la face toi et moi ! On est bel et bien coincées sur cette putain de planète d'aliénés? Ou bien? T'as fini par trouver la sortie et t'as oublié de me le dire mais tu vas nous extraire de ce mauvais pas, promis, juré, craché? Non, je plaisante, te bile pas, ce n'est pas une rechute... Je suis gonflée à bloc, appelle-moi Peps, s'il te plaît, nouvel an, nouveau nom. Logique! La môme Peps, ça swingue bien, non?


N'empêche, c'est pas con son truc au prêcheur, quand même ! Hein, tu m'écoutes ? Qu'est-ce que tu en dis, toi ? Il est hyper trop bizarre ce mec !


- Il te propose de vider ton sac, d'étaler tout ça autour de toi pour bien examiner chaque chose en particulier, l'une après l'autre, sans rien dédaigner, tout en gardant la vision d'ensemble...


Oui, ça tient la route son histoire. Imagine que tu prépares ton paquetage pour une destination nouvelle, inconnue… Sûr que tu as envie de faire le tri très sélectif de ce dont tu as réellement besoin… Pas la peine de continuer à traîner vitam eternam derrière toi des choses qui n'ont plus d'utilité ni d'intérêt et qui risquent à contrario d'entraver ta liberté d'être ou d'agir… Ca se défend comme raisonnement…


C'est un peu comme quand tu déménages, tu passes tout au crible, tu en profites pour faire le point, tout le tour de la question, en long, en large et en travers… Grand tri, grande lessive… Lâcher de lest… Nouvel élan...


- Vu comme ça, ça semble évident.

Tu le savais toi que plein de gens portent les paquets d'autres personnes - qu'en plus des fois ils ne connaissent même pas ? C'est pas dingue ça ? Faut pas être gravement tordu pour faire des trucs pareils ou méchamment maso, du genre de la chanson que tu aimes bien, tu sais l'enragée qui chante : " Fais moi mal Johnny, Johnny, Johnny… Moi j'aime l'amour qui fait Boum ! " ? 


- Oh que oui, je le sais ! Quand tu dis plein de gens t'es très très largement en dessous de la vérité. Tu peux dire "à peu près tout le monde", exceptés quelques êtres tout à fait hors du commun… Ceux-là, ils ne courent pas les rues, je te le garantis… Sans parler de tous ceux qui sont déjà morts depuis des lustres...


- Chaque existence recèle un paysage que l'on peut aimer contempler…


On s'attache à son paysage familier, on se reconnaît en lui, beau et laid, parfois l'on s'imagine même qu'il nous représente…
On a peur de n'être rien sans lui - démuni, fragile, perdu…
Dangereusement nu…


Je crois que c'est pour cela que malgré tout chaque année on re-signe, tacitement, sans s'en apercevoir les mêmes contrats stockés comme toujours dans les mêmes valises fatiguées, déformées, avachies, mais tellement rassurantes…


Les gens, tu sais, ils me font vraiment de la peine, ils ont tellement l'air d'aimer leurs souffrances qu'ils leur restent fidèles quitte à en crever… C'est terrifiant, tu trouves pas ?

***


Attention, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, notre Grand Orchestre va rejouer maintenant, ici même, pour vous, peut-être pour la toute dernière fois ce soir, l'antique valse " Mêmes causes, mêmes effets ! ". Tournez manège ! Approchez-vous, n'hésitez plus.


Venez participer au Grand Tirage aux Sorts 008, la très fameuse Foire aux Métamorphoses. Ne soyez pas timides, avancez donc ! La roue vous attend… c'est maintenant à vous de choisir… Soyez particulièrement attentifs, tout votre avenir en dépend…


Qu'êtes-vous prêts à vous permettre en l'an 008 ?


Direz- vous: Stop ou encore ?

***


- Bien sûr que c'est terrifiant ! Ca n'a pas traumatisé que toi, je te rassure, tu es loin d'être la seule ! J'en ai vu aimer infiniment plus d'obscurs drames remontant à la nuit des temps que leurs propres enfants ou leurs soi-disant conjoints chéris! Tu parles! Ca empeste la mort à des kilomètres à la ronde, t'oses même plus respirer, ça te colle la chair de poule… Ceux-là je les fuis comme la peste bubonique et la rage et le choléra…

Tu sais, ce que dit le type à la radio? Je l'ai fait… Si j'te jure ! Je ne m'en étais pas rendue compte sur le moment, mais maintenant je vois que je l'ai fait. Tout l'automne, de la cave au grenier, grande revue de la générale. Quand je te dis je l'ai fait, c'est façon de parler, parce que la vérité c'est que ça s'est fait tout seul.


… C'est bizarre, des fois par exemple, je parle, je lis, j'écris, je rêve, je cuisine, je suis très concentrée sur ce que je fais, et bien à l'arrière plan ça travaille, autonome, indépendant. Dans ces moments-là, j'ai l'impression d'avoir un ordinateur dans le crâne, qui effectue les tâches programmées sans se soucier de moi le moins du monde, tu sais un peu comme l'intelligence artificielle de la robotique…


- Tu as l'air d'oublier que je t'ai suivi à chaque pas de ta visite, j'ai tout vu, tout entendu. Je suis toujours là, n'oublie pas. Ce n'est pas parce que tu ne penses pas à moi que je disparais pour autant. Je suis toi, c'est tout.


- Excuse, la môme Peps! c'est parce que j'adore discuter avec toi, j'ai toujours besoin de t'expliquer ce que je vois, j'ai besoin de ton avis, tu comprends ? Toi, tu restes à part, tu regardes forcément autrement puisque tu n'es pas dedans. Tu as une sacrée chance, tu sais, tu n'es pas piégée dans cet invraisemblable jeu de miroirs à la con…


Ecoute, cette fois, je suis tout à fait décidée. Cette année on s'associe à parts égales toi et moi, on travaille main dans la main, on se dit tout. Genre sœurs siamoises, enfin, on forme un tandem quoi, style 2 en 1, OK petite sauvageonne ?


- OK. Tu sais, ton super inventaire ? J'étais présente, je l'ai déjà dit, mais rappelle-moi, qui faisait les choix, toi, moi ou toi et moi ?


Oui… Je vois que tu comprends où je veux en venir… Allez, Go !


***

En piste, mesdemoiselles, fantastique! on y retourne, faites vos jeux…
Attention, la roue tourne… Ca va très vite, de plus en plus vite…


Ne réfléchissez pas trop longtemps, le temps presse, soyez folles !


Décidez-vous mesdemoiselles, c'est maintenant ou jamais…


Osez l'impossible, alors que nous dites-vous : Stop ou encore ?


 
 
 
 
 
Par pioui - Publié dans : & Des airs du temps
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Vendredi 22 février 2008

 

 
 
Larguer ses valoches sans un regret…


Hisser la grande voile au galop…


Quitter la vieille peau sans un mot… 


Oser jouer à l'envie ses métamorphoses…


S'enlacer, s'écheveler, s'époustoufler…


Faire la nique aux morts nés…


Saper les barrages du fleuve…


S'égosiller nue sous les torrents de boue…


S'enrichir à l'or fin des intempéries…


S'offrir sans réfléchir la cerise sur le gâteau…


S'étreindre tendrement dans la soie…


Sans faim, devenir pure joie…


Disséminer et s'aimer encore...


En un maux comme en sang...


Qui s'aime se suive...


Dit-ELLE


21/02/08



Par pioui - Publié dans : & Les Fulgur'Ô Coeur
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Vendredi 22 février 2008




*Actantif, adjectif jouissif et éveilleur: 


Qualité d'attention active

Par pioui - Publié dans : & Novas - petit lexique Filorfique
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Vendredi 22 février 2008




*Dépantoufler, verbe actantif*: 


Performance excitante qui consiste 

à s'extraire du bocal de l'ordinaire
 

Par pioui - Publié dans : & Novas - petit lexique Filorfique
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Vendredi 22 février 2008




*Rebandon, nom. pas commun, typiquement féminin: 


Action de rebondir en s'abandonnant à la vague...
 

Par pioui - Publié dans : & Novas - petit lexique Filorfique
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Samedi 9 février 2008


" Je voudrais que vous compreniez qu'il n'y a pas de couleurs dans le monde réel. Il n'y a pas de beauté, il n'y a pas de laideur. Rien de tout cela. Dehors, c'est un chaos de soupe et de champs énergétiques. Réellement. Nous prenons cela et quelque part en nous-mêmes, nous créons un monde. Cela se passe quelque part en nous-mêmes. "
 
Sir John Eckles (prix Nobel de physiologie et de médecine)
Par pioui - Publié dans : & Quantique
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Samedi 9 février 2008

 

 
Mon année 2006 a débuté par une révélation extraordinaire : il existe autant de planètes terre que d'individus qui la peuplent et se la représentent, c'est-à-dire à peu près 6 milliards et quelques millions.

J'ai réalisé à quel point la vision que chacun a des choses détermine sa perception du monde qui l'entoure. J'ai vu comment chacun promène sa passion, son ennui, sa révolte, ses peurs, en somme son paradis ou son enfer où qu'il aille. Est-ce le monde qui se transforme ? Est-ce la façon dont nous le regardons qui le transforme ? Est-ce que notre monde est cette réalité bien tangible, tant et tant objectivée par la science ?

En pensant à tout ça, j'ai eu un grand vertige et un certain soulagement. Où donc se cache la réalité ? J'ai la mienne, tu as la tienne, il a la sienne, nous avons…

Multiplié par 6 milliards et des poussières, ça fait plus de 6 milliards de réalités.

Et ces 6 milliards de réalités, sont-elles réelles, imaginaires, virtuelles, illusoires ?

6 Milliards d'illusions + 6 Milliards de réalité = 0 ?

Multiplié par 6 milliards, tout devient trop compliqué et absurde, tu ne trouves pas ?

La science aussi a sa propre vision et selon les sciences, selon les temps, les lieux et les intérêts dominants, cela change. La vérité scientifique se multiplie par le nombre total de scientifiques. C'est beaucoup moins que 6 milliards mais ça a plus le pouvoir de faire croire. J'en entends se dire : mais il y a des tas de machines qui coûtent des fortunes exorbitantes qui analysent la réalité objective. Quelque soit la machine et ce qu'elle enregistre, il faut des hommes pour les concevoir, puis pour interpréter, analyser, déduire, extrapoler les données. Et là, on est rattrapé de toute façon par l'humain, ses présupposés, ses croyances, son histoire, le contexte dans lequel il travaille, le subjectif quoi.

Alors c'est quoi au juste le monde réel, est-ce bien sûr que ça existe vraiment ?

Et si un monde bien solide, bien visible, le même pour tous n'était qu'une illusion.

Et si la réalité observée était modifiée par l'observateur, ça ressemblerait à des découvertes scientifiques de la fin du vingtième siècle.

Et si nos pensées, nos rêves, nos peurs créaient la réalité de nos vies, ça devrait tout changer de s'en apercevoir.



Imagine, ton univers est un jardin, tu en es le régisseur et le gardien. Tu peux en faire ce qui te plaît. Tu peux le laisser libre, en friche, ne pas t'en soucier. Tu peux y déposer tes rebuts, tes déchets, ce que tu n'aimes plus, ce qui a fait son temps. Tu peux en faire un paradis fleuri, un jardin potager où tu cultiveras toi-même une nourriture saine. Tu peux en faire un lieu pour rêver, un hamac, un feu, les papillons et les étoiles. Tu peux en faire un lieu de fête, de plaisir, de partage et d'amitié. Tu peux y construire un atelier pour bricoler, créer avec tes mains, avec ton coeur. Tu peux y faire une chose ou l'autre, tout à la fois ou une par une. C'est ton jardin, tu es libre d'y faire et d'en faire ce que tu veux, c'est merveilleux !

Imagine, ton jardin est ta vie, tu en es le régisseur et le gardien. Tu peux en faire ce qui te plaît…


Par pioui - Publié dans : & Révélation
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Vendredi 8 février 2008
le MAG 1 des cosmondistes réunis

 
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Info ou Intox ?
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Intense panique dans les milieux autorisés. Selon un rapport remis en secret hier à tous les dirigeants de ce monde, par un haut comité rassemblant de prestigieux scientifiques, chefs spirituels, philosophes, astrologues, artistes, érudits issus de tous les continents, nous serions à partir de maintenant, 1e janvier 008 dans l'incapacité totale de prédire quoi que ce soit avec certitude. Des lois physiques nouvellement découvertes introduisent un principe d'incertitude qui rend le réel infiniment plus impalpable que nous ne l'imaginions jusqu'à présent. Aucune prophétie ne dessine désormais la plus mince bribe de probabilité future. Les astres eux-mêmes deviennent imprévisibles. Les spécialistes n'y comprennent plus rien et se demandent avec angoisse s'il s'agit d'un bon ou d'un mauvais présage.
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Certains intellectuels ont déjà prononcé de pieux avertissements, dénonçant les graves dérives susceptibles de nous déborder. " C'est la porte ouverte à la pagaille, à l'anarchie, à la révolution. Si plus personne ne sait à l'avance à quoi s'attendre, on peut craindre le pire. On se mettra à croire n'importe qui, n'importe quoi du moment que l'on peut encore croire à quelque chose. Il nous faut fermement et promptement réagir, proposer de nouveaux garde-fous, être les premiers à ouvrir la voie. Si nous ne contrôlons pas la situation, nous sommes perdus, nous partirons à la dérive, tout ce que nous avons si laborieusement bâti aux cours des siècles sera balayé. Il ne restera plus rien de ce pour quoi nous nous sommes battus au péril de nos vies. Ce sera la fin de notre monde ", clame le professeur Finkrott dans les pages Loisirs du prestigieux Colyseum du palais.
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A contre-courant, l'un d'entre eux, agitateur marginal bien connu des services d'ordre comme des nébuleuses alternatives, Yam Glad imagine une société qui engagerait des paris là où autrefois elle faisait des sondages et des prévisions, où on miserait sur pluie, vent ou soleil, sur tombée du jour ou de la nuit, sur fonte des glaces, chômage et pouvoir d'achat, sur libertés, droits et devoirs, valeur des êtres ou des idées et des marchandises... Il dépeint un monde où l'on ne jouerait plus sa vie qu'à quitte ou double, exclusivement livré au hasard et à la providence, une existence somme toute sans filet… Tous les ingrédients pour épouvanter le bourgeois !
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Le Colysée s'est d'ailleurs empressé de publier un communiqué qui dément formellement ce qu'il qualifie de pseudo-info comme il en fleurit chaque jour des milliers sur la Toile. " Ne vous laissez pas manipuler par les lobbies anarcho - new age, qui essayent de miner le système par les moyens les plus insidieux et les plus pervers. Le Prez vous invite solennellement à résister aux sirènes du doute. Soyez patriotes, nom de dieu ! Tenez-vous droit dans vos bottes, n'écoutez pas les Aspirapsy, et nous nous chargerons du reste. Dormez en paix, le Prez veuille sur son peuple, de jour comme de nuit." a déclaré au petit jour le porte parole du Prez sous les colonnes du Colysée.
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Attaque non dissimulée à l'endroit de MAG 1 et de ce que nous représentons pour eux : un dangereux ferment déstabilisateur qu'ils rêvent d'éradiquer. Quand j'entends : droit dans mes bottes, une seule image s'impose : des talons claquent, des mains se lèvent sur ordre, ça marche au " pas de loi ", des coups de feu déchirent un silence de mort.
Ecoutez-moi bien Prez, le doute, c'est ma conscience en marche, j'y tiens encore plus qu'à la prunelle de mes yeux et à ma paire de joyeuses.
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Bon, il est temps que je me présente, Jaimie Bigourde anarcho - allumée, en roue libre… Non, je plaisante, veuillez m'excuser. En vrai, je préfère taire mon nom, il ne présente aucun intérêt ici. Disons que je suis le porte parole d'un cercle de cosmondistes comme il en existe une multitude sur la planète Terre. Nous avons en commun d'inventer de nouvelles formes, de nouvelles manières, de nouvelles relations… Nous sommes en effet un ferment actif au cœur des sociétés ; tout contre-exemple, prototype inédit, ou technique innovante peut on ne sait ni pourquoi ni comment soudain faire boule de neige, suivre sa propre logique, imperturbable et s'imposer de soi-même – clair comme de l'eau de roche.
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Allez Byeeeeee, à la prochaine… 

Par pioui - Publié dans : & Cosmondistes News...
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funambulons!

 
 
 
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1
se
tend
PRESENT
fun en bulle
en bulle hante
humble huante
embue lente
fœhn ambulant
faune en bu lent
harmonique
invisible
 
 
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" Ce que tu gardes
est perdu à jamais.
Ce que tu donnes
est à toi pour toujours."
 
Proverbe soufi
 
 

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  • : miss pioui
  • : j'aime, je réfléchis, je m'amuse, je rêve, je philosophe, je poétise, je remercie, je me réveille, j'appelle, je ris, je pleure, j'invente, je me libère, je m'adresse...

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